sabato, settembre 29, 2007

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À mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire. Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne, qui n’exprime finalement que son désir de dormir. Le spectacle est le gardien de ce sommeil.

 

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categoria:filosofia
giovedì, settembre 27, 2007

Le vent de Dieu jetait des glaçons aux mares

Il vento di Dio gettava ghiaccio sugli stagni 1

 

nello spazio corona senza tempo del tempo scudo ali caverna l’orecchio di dio nel vento e la carta vince il tempo il vento di Dio gettava ghiaccio sugli stagni…

 


1 
Rimbaud, Alchimia del verbo

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categoria:poesia
giovedì, settembre 27, 2007

La nudité n’a pas de sexe, les larmes non plus, la transparence est l’âme de ce qui appartient à la vie sans passer par la différence des corps.

 
Joe Bousquet,
Mystique

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categoria:letteratura
giovedì, settembre 27, 2007





E' perchè tutto fugge ch'io non fuggo
e dal principio inizio a coniugare
il verbo risaputo e sospettato.
Su di un'aia di braci m'han seduto,
ma dico che son  brume. Negatore,
il corpo mi ritorna, iniziato.


J. Saramago
da *Os poemas possìveis*







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lunedì, settembre 17, 2007

I filosofi del dio nascosto, come Pascal e Spinoza, sono uomini misteriosi, solitari, inquieti. Dove vivono, cosa fanno, appartengono ancora all’umanità o sono esseri di un altro pianeta! Portano con loro, sepolto nelle profondità del loro essere un ricordo lontano, che non potrà mai venire alla luce.

Quali creature perseguitarono l’abate di Rancé! “Mi seguono dappertutto, m’importunano, entrano attraverso i miei occhi nel mio spirito e portano con loro l’inquietudine”. Sono le donne portatrici d’inquietudine.

“Vivete nascosta”, diceva Bossuet a Madame de La Valliere, “Per vivere felice, vivete nascosta”.

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categoria:testi
sabato, settembre 15, 2007

Comme tu vis, tu lis. « Pour savoir écrire, a dit une fois Debord, il faut avoir lu, et pour savoir lire il faut savoir vivre. » Cela n’a rien à voir, bien entendu, avec le fait d’avoir « beaucoup lu » (c’est- à- dire beaucoup oublié) ; pas plus que savoir vivre ne consiste à s’agiter pour prouver qu’on existe. C’est tout simplement une question de présence à soi, à laquelle la société vous demande à chaque instant de renoncer (lire c’est rassembler, recueillir ; vous êtes priez de vous disperser après les grandes messes de convivialité hypnotique). 

Philippe Sollers, Éloge de l’infini

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categoria:letteratura
martedì, settembre 11, 2007

Deuxième lettre de ménage

J'ai besoin, à côté de moi, d'une femme simple et équilibrée, et dont l'âme inquiète et trouble ne fournirait pas sans cesse un aliment à mon désespoir. Ces derniers temps, je ne te voyais plus sans un sentiment de peur et de malaise. Je sais très bien que c'est ton amour qui te fabrique tes inquiétudes sur mon compte, mais c'est ton âme malade et anormale comme la mienne qui exaspère ces inquiétudes et te ruine le sang. Je ne veux plus vivre auprès de toi dans la crainte.
J'ajouterai à cela que j'ai besoin d'une femme qui soit uniquement à moi et que je puisse trouver chez moi à toute heure. Je suis désespéré de solitude. Je ne peux plus rentrer le soir, dans une chambre, seul, et sans aucune des facilités de la vie à portée de ma main. Il me faut un intérieur, et il me le faut tout de suite, et une femme qui s'occupe sans cesse de moi qui suis incapable de m'occuper de rien, qui s'occupe de moi pour les plus petites choses. Une artiste comme toi a sa vie, et ne peut pas faire cela. Tout ce que je te dis est d'un égoïsme féroce, mais c'est ainsi. Il ne m'est même pas nécessaire que cette femme soit très jolie, je ne veux pas non plus qu'elle soit d'une intelligence excessive, ni surtout qu'elle réfléchisse trop. Il me suffit qu'elle soit attachée à moi.
Je pense que tu sauras apprécier la grande franchise avec laquelle je te parle et que tu me donneras la preuve d'intelligence suivante : c'est de bien pénétrer que tout ce que je te dis n'a rien à voir avec la puissante tendresse, l'indéracinable sentiment d'amour que j'ai et que j'aurai inaliénablement pour toi, mais ce sentiment n'a rien à voir lui-même avec le courant ordinaire de la vie. Et elle est à vivre, la vie. Il y a trop de choses qui m'unissent à toi pour que je te demande de rompre, je te demande seulement de changer nos rapports, de nous faire chacun une vie différente, mais qui ne nous désunira pas.

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categoria:filosofia
mercoledì, settembre 05, 2007

Ma verrà una sera, un’altra, e la luce collasserà dal cielo e il colore della terra e la porta s’aprirà sul vento o la pioggia o il nevischio o la grandine o la neve o il fango o la tempesta o gli immobili tiepidi profumi estivi o la quiete del ghiaccio o il risveglio della terra o il silenzio del raccolto o il cadere delle foglie nell’oscurità ognuna dalla sua altezza, senza che mai due giungano al suolo nello stesso istante, volteggiando rosse e scure e gialle e grigie vivacemente per un solo attimo, sì, nell’oscurità, per un solo attimo, prima di andarsi a cacciare tutte insieme nei loro cumuli, un cumulo qui, un altro là, per essere rimestate da bambine e bambini felici al ritorno da scuola…

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categoria:letteratura